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Gisèle Ndong Biyogo

Gisèle Ndong Biyogo est née au Gabon en Afrique centrale. Petite fille rebelle, son franc parler lui a souvent valu les réprimandes des adultes autour d’elle. Ses années de jeunesse sont marquées par des joutes oratoires, tout particulièrement avec son père, qui ont fait d’elle une redoutable libre penseuse. Après avoir passé une année à étudier le droit à l’Université Omar Bongo de Libreville, la jeune féministe est saisie par la différence existant entre les droits conférés aux femmes et l’application concrète de ceux-ci sur le terrain. Elle quittera le pays à 23 ans pour aller étudier en communication dans le but de revenir conscientiser les femmes sur leurs droits. En France, elle obtiendra une maitrise en sciences de l’information et de la communication et y rencontrera son époux. Ensemble, ils décideront de s’installer et de fonder leur famille au Québec. Gisèle a travaillé pour la ville de Sainte-Foy, le Gouvernement du Québec et pour divers organismes communautaires comme agent d’information. Actuellement, en plus d’être auteure et conférencière, elle est chroniqueuse pour son blog et anime des ateliers de création littéraire. Issue d’un continent où la civilisation est avant tout orale, Gisèle est une conteuse née et propose ses contes et légendes partout au Québec.
Éssila et Élla : Le triomphe de l’amour
Éssila et Élla avaient grandi ensemble dans le quartier d'Akébé Poteaux à Libreville. Les concessions de leurs parents étaient voisines; ils se connaissaient donc depuis toujours. Éssila était une petite fille frêle et espiègle. Sa gentillesse, son exubérance et sa grande beauté faisaient d'elle l'enfant chérie de tout le voisinage. Élla, quant à lui, était turbulent, égoïste et se souciait très peu des autres. Il était, par-dessus le marché, bagarreur et colérique. Éssila et Élla étaient les meilleurs amis du monde. Mais l’amitié laissa peu à peu place à une véritable passion amoureuse. Par peur de la réaction de ses parents, Éssila obtint d'Élla de ne rien laisser paraître de leurs sentiments. Quand, la veille d’entrer à l’Université, Éssila fit part de leur amour à ses parents, son père, courroucé, convoqua Élla, et celui-ci dut lui promettre qu’il ne ferait jamais volontairement souffrir Éssila…
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